Inondations en Gironde : lancement d’une procédure accélérée de reconnaissance de catastrophe naturelle

Face à l’ampleur des crues qui touchent le département depuis le 11 février, l’État enclenche une procédure exceptionnelle afin d’accélérer l’indemnisation des sinistrés. Les communes disposent désormais de quelques jours pour déposer leur dossier, tandis que les premières décisions nationales sont attendues dès la semaine prochaine.

Inondations en Gironde : lancement d’une procédure accélérée de reconnaissance de catastrophe naturelle

Une réponse gouvernementale à des crues d’ampleur exceptionnelle.

Dans un communiqué publié le 20 février, la préfecture annonce la mise en œuvre d’une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle en Gironde. Cette décision intervient après plusieurs jours d’inondations majeures liées aux débordements de cours d’eau, qui ont fortement affecté habitants, entreprises et collectivités locales.

Ce dispositif vise à réduire les délais administratifs afin de permettre une prise en charge plus rapide des dommages par les assureurs au titre de la garantie « Cat. Nat. ». Pour de nombreux sinistrés, cette étape est déterminante pour engager les travaux de remise en état et retrouver une activité normale.


Deux voies possibles pour les communes.

Compte tenu de l’ampleur des dégâts, les collectivités disposent d’une procédure simplifiée et encadrée dans le temps. Elles peuvent :

  • déposer directement leur demande en ligne via l’application iCatNat avant dimanche soir ;
  • ou solliciter l’appui des services préfectoraux, qui se chargeront de transmettre le dossier dans les mêmes délais.

La procédure accélérée concerne exclusivement les dommages liés :

  • aux inondations par débordement de cours d’eau,
  • au ruissellement,
  • ainsi qu’aux coulées de boue associées.

Les autres phénomènes, comme les remontées de nappes ou les mouvements de terrain, feront l’objet d’un examen ultérieur selon la procédure classique. La préfecture rappelle également que les dégâts causés par le vent relèvent des garanties d’assurance « tempête », distinctes du régime des catastrophes naturelles.


Un examen prioritaire au niveau national.

Les premiers dossiers transmis seront étudiés dès la semaine prochaine par une commission interministérielle. Celle-ci s’appuiera sur des expertises techniques pour rendre un avis sur chaque commune.

À l’issue de cette phase, un arrêté interministériel sera publié au Journal officiel. Ce document officialisera la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle et déclenchera formellement les démarches d’indemnisation auprès des compagnies d’assurance.


L’État mobilisé pour accompagner les territoires sinistrés.

La préfecture souligne la mobilisation continue des services de l’État pour soutenir les collectivités touchées et sécuriser l’accès aux dispositifs d’indemnisation. Les communes peuvent obtenir un accompagnement dédié via une adresse électronique et une ligne téléphonique spécialement mises en place, y compris durant le week-end.

Le préfet Étienne Guyot, également préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, assure de son « plein soutien » les territoires sinistrés, insistant sur la priorité donnée à un traitement rapide des dossiers.


Une étape clé vers la reconstruction.

L’ouverture de cette procédure marque une phase essentielle dans la gestion post-crue. Au-delà de l’urgence, elle conditionne la capacité des communes et des habitants à engager la reconstruction et à absorber les conséquences économiques et sociales de l’épisode.

Alors que les opérations de retour à la normale se poursuivent sur le terrain, la rapidité de reconnaissance administrative apparaît désormais comme un levier central pour accompagner la sortie de crise en Gironde.